Vu le prix de celui-ci, rien de bien extraordinaire. Pourtant un certain nombre de limitations m'empêchaient de profiter pleinement de l'engin. Tout d'abord, pas de partage nfs, le partage samba c'est bien quand on a windows, mais sinon, pas de permissions. En plus aucun droit d'accès au disque: on y accède directement avec tous les droits de lecture/écriture sans mot de passe. Enfin Iomega ne supporte déjà plus ce disque (il n'est d'ailleurs même plus sur leur site) donc pas de nouveau firmware à esperer.
En cherchant un peu sur internet, j'ai découvert qu'en fait, la machine tournerait sous linux. En poursuivant mes recherches (démontage de l'appareil à l'appui), je découvre qu'en fait le système embarqué est bien un linux et qu'il s'agit d'une carte Axis Etrax 100LX. Avec un CPU RISC 32bits à 100Mhz, 32 Mo de RAM et surtout un environnement de cross-compilation et un tas d'outils linux disponibles en téléchargement sur le site d'Axis!
Problème: le truc de Iomega est totalement fermé. Pas d'accès autre que samba et l'interface de gestion, et aucun autre signe de configuration possible du linux à l'interieur. Un serveur ftp semble tourner dessus mais impossible de s'y connecter car je ne dispose pas du mot de passe vu que Iomega semblerait garder ce ftp uniquement au cas ou ils voudraient permettre une mise à jour du firmware. En conclusion, j'ai acheté un système sur lequel je n'ai pas les droits d'accès !l
Après avoir tourné le problème dans tous les sens, j'ai finalement trouvé une solution d'une effrayante simplicité.
Sachant qu'il s'agit d'un linux qui fait tourner samba, je sais que samba suit les liens symboliques unix pour les présenter en dur une fois le disque monté : il me suffit donc de créer un lien symbolique vers / depuis le répertoire que je peux voir dans samba!
Pour cela il faut démonter le disque et le remonter dans un PC (PATA), monter la bonne partition, ajouter le lien puis tout remettre comme avant (j'imagine que le fait de démonter le disque enlève la garantie, mais bon osef).
Une fois le disque enlevé de sa boite, on le met dans un PC. Imaginons qu'on le monte en esclave, alors on le verra apparaître en hdb dans linux. On découvre qu'il y a deux partition. A prioris /dev/hdb1 est une petite partition de 6Mo ou le firmware se colle au démarrage. /dev/hdb2 contient nos données: c'est là où l'on mettra notre lien.
# mount /dev/hdb2 /tmp
# cd /tmp
# ln -s / Root
# umount /tmp
Voila, ça c'est fait. On remonte le tout comme avant: on a maintenant accès à l'arborescence du système dans Root lorsque l'on monte le disque réseau avec samba.
Tout cela est bien beau, mais on ne peut pas faire grand chose de plus pour l'instant. Le top serait d'avoir un ssh ou un telnet pour pouvoir éxécuter à souhait des trucs dessus (je vous laisse imaginer).
Il faut savoir que le système en lui même est en lecture seulement. Seul le répertoire /etc est en lecture/écriture. C'est déjà pas mal! On va pouvoir installer un ssh et un nfs qui se lancent au démarrage. N'oublions pas que nous avons tout l'environement de cross-compilation à disposition !
La première étape consisterait en un remplacement du /etc/passwd, avec un mot de passe root que l'on connait. Ainsi on pourait déjà accéder au ftp.
Pour le reste, bon courage. :)